• Project : Another Arc II Chapitre 5 (22)

     

    Salut, petit message pour vous tenir au courant: un temps de réflexion et des discussions m'ont fait parvenir à une nouvelle décision :

    -Premièrement, à partir de maintenant (sauf chapitres importants) je raccourcirais les chapitres que j'écris, ce qui me permettra de poster plus, plus régulièrement et d'avoir moins la tête coincé avec mes histoires.

    -Deuxièmement, je remets Knights : The Fallen World, à jour, j'ai besoin d'air et de changer de ton et de registre de temps en temps, donc les chapitres de Knights sont de retour. 

    -Troisièmement, le concours est toujours d'actualité, si jamais vous compter toujours participer, vu que je n'ai toujours pas reçu de participation, je le continue. 

    Sur ce, je vous laisse avec un peu de lecture, et je vous retrouve pour le prochain article qui sera la suite de Knights. Salut ! 

     https://www.youtube.com/watch?v=Vhd9MZFQy_c

    Crédits : 

    Musique : "2045" by Man With A Mission

    Image : "Subway" by GUWEIZ https://twitter.com/ttguweiz?lang=fr

    Résumé du chapitre précédent : 

    Hoshiko se retrouve face à Sting, le criminel le plus recherché du Japon. Leur combat est interrompu par une mystérieuse femme qui semble faire partie de l'organisation du criminel. Akeru de son côté, se réveille dans un hôpital réservé à Another et se rend compte que son corps est encore une fois mis à mal par la Singularité qui est en lui. Déterminé à contredire la suspension temporaire que leur a imposé Mme.Cross, il est néanmoins contraint à rester dans le centre de soins pour récupérer. Hoshiko, un peu plus tard dans la soirée, retourne au QG de son équipe avec Eurynome, avant de se rendre compte que le bâtiment a été attaqué. Ils retrouvent Léo en piteux état et Aria qui a subi un traumatisme psychologique. Après une sorte de dispute où Eurynome lui dit qu'elle manque d'humanité quant à la situation, Hoshiko commence à se remettre en doute: Est-elle juste une assassine parfaite ou est-ce une partie d'elle qu'elle met en avant inconsciemment en l’absence d'Akeru ? Troublée, elle se retire vers le bureau de Mme Cross, un des seuls endroits encore sûr dans la ville pour elle. 

    "Overdrive"

     

    Project : Another Arc II Chapitre 5 (22)



    Une semaine avait passé après les événements du K.H.S. Le bilan de la nuit sanglante avait été catastrophique : de nombreux agents avaient perdu la vie et une panique générale s’était installée pendant plusieurs jours, rendant la tâche encore plus ardue pour les agents. Akeru était finalement sorti du centre de soin et retourné dans la ville où se trouvait ses amis. Il apprit très vite qu’ils devaient changer d’endroit et avaient été affectés au quartier général des opérations, dans l’office de Mme.Cross. Comme sortir et profiter de la ville était un passe-temps peu recommandable au vu des derniers événements, ils étaient restés dans le bâtiment à s’occuper du mieux qu’ils pouvaient. Il apprit également que des hommes masqués avaient attaqué leur base et que Léo avait été gravement blessé, mais s’en était sorti grâce à l’intervention des vétérinaires et différents corps médicaux par lequel il était passé. Akeru n’en savait pas plus. Il s’apprêtait à rencontrer la responsable en personne, déterminé à lui faire entendre raison. Les mettre sur le banc de touche ne réglait pas la question. Another perdait en efficacité s’ils laissaient autant d’agent sur le côté. Il s’approchait de la porte quand il entendit des voix. Il les reconnut et se plaqua contre le mur juste à côté de la porte. C’était Aria qui échangeait des propos avec Mme. Cross.

     

    — J’ai examiné les rapports des médecins Aria. Et les résultats sont peu encourageants. Léo a subi des blessures assez graves. Ses jours ne sont pas comptés mais il a perdu des capacités physiques. Je doute qu’il puisse repartir en mission avec toi un jour. J’en suis désolée. Cependant, en tant qu’agent à part entière, nous lui offrons notre protection, ici. Si tu te sens assez forte pour le le laisser avec nous.

    Aria s'apprêtait à dire quelque chose, mais le léger silence trahissait son hésitation.

     

    — Je ne sais pas si je suis assez forte pour me séparer de Léo, c’est que je n’ai jamais passé un moment sans lui, avoua t-elle.

     

    — Tu sais quoi ? fit Cross en prenant un ton plus doux, je peux te proposer une solution alternative. Pourquoi ne travaillerais-tu pas ici avec moi en tant que secrétaire ainsi qu’en tant qu'informateur pour l’équipe Kobashi ? La seule chose à savoir c’est que si tu acceptes tu quitteras officiellement l’équipe Kobashi.

     

    Un autre silence. Planté là, il attendait que la conversation reprenne. Il regardait frénétiquement à droite et à gauche, guettant le moindre mouvement aux alentours. Aria reprit finalement :  

     

    —C’est d’accord, finit-elle par annoncer. J’espère juste qu’ils accepteront ma décision.  

     

    —Oh, mais je ne m’en fais pas pour ça, ils sont tous compréhensifs.. Pierce ? Lui comprendrait aisément, il est toujours très réceptif aux décisions des autres. Hoshiko ? Elle ne devrait pas faire un cinéma non plus, c’est plutôt une jeune fille très calme et obéissante. Un modèle comme dirait les anciens d’Another. Akeru aussi, même avec sa forte tête, avec les raisons que tu avances, je doute fort qu’il le prenne mal.

     

    S Aria pensait agir pour le bien de Léo, alors il ne contesterait pas cette décision. De toute façon, il n’en avait pas les pouvoirs, il n’était qu’un simple agent. D’ailleurs, savoir qu’un proche était en sécurité l'arrangeait. Elle ne l'empêcherait pas de faire ce dont il s’était décidé. Les agresseurs ne s’en sortiraient pas à si bon compte.

    Akeru avait récupéré l’ordinateur portable de Jack, il s’en servirait pour continuer les recherches. Cette affaire était plus pressante pour l’heure. Ensuite viendrait…

    Le visage froid de 727 lui revint à l’esprit. Oui c’était lui le prochain sur la liste.

     

    Il sursauta, quand il entendit la porte commencer à s’ouvrir. Akeru déguerpit alors aussitôt. Il avait pris une décision. Il ne demanderait pas à Mme. Cross de lever sa suspension maintenant. L’enquête avant tout. Il aperçut alors M.Kobashi qui regardait vaguement à travers une fenêtre. Quand il se rendit compte qu’Akeru le fixait à distance, il sourit et se tourna vers lui. On ne s’est pas trop vus depuis le centre de soin.

     

    — Ah, Akeru, comment ça va aujourd’hui ? demanda-t-il.

     

    —Je vous retourne la question, M.Kobashi, vous savez très bien que mon corps récupère facilement des blessures, mais pas le vôtre…

     

    Il passa sa main sur son torse comme pour confirmer les propos d’Akeru.

     

    —Ça doit être bien d’avoir un pouvoir comme celui-ci, fit-il sur un ton monotone. Tu sais, les cicatrices peuvent parfois être portées comme des trophées. Je suis venu à ton secours, je ne regrette pas, si une cicatrice sur le torse est la seule contrepartie, franchement, je l’aurai fait sans hésiter.

     

    Il revint rapidement à lui-même et tourna la tête en direction d’Akeru.

     

    —As-tu donné un nom à ton pouvoir ?

     

    —Un nom ? Akeru répondit, étonné. Pourquoi donner un nom à une singularité, il y-a-t-il une raison pratique à ça ?

     

    —Non, pas particulièrement, c’est juste que ça donne l’impression qu’elle t’appartient, lui donner de la personnalité. La rendre unique. C’est ainsi que je vois les choses.

     

    — Je vois. Et vous avez une idée ?

     

    — Si ça ne tenait qu’à moi, vu ton tempérament et ta volonté de toujours te dépasser, je dirais “Boundary Breaker”.

     

    — C’est un peu long nom ? Un nom simple comme, je ne sais pas moi, “Overdrive” ?

     

    —”Overdrive” ? Kobashi considéra le nom pendant un moment. On dirait un nom de jauge de jeu vidéo, non ?

     

    — Je crois que vous avez trop joué aux jeux vidéo quand vous étiez jeune Maître… C’est bien Overdrive. Simple et efficace.

     

    — Haha, oui j’ai probablement passé trop de temps devant l’écran étant jeune. Soit. Cette singularité t’appartient, si ça te convient, je n'ai rien à redire Overdrive Boy. Et arrêtes de m’appeler maître pour la énième fois Akeru.

     

    Overdrive Boy ?

     

    —D’accord, se contenta-t-il d’ajouter.

     

    —Ah j’allais oublier, dit-il alors qu’Akeru partait déjà dans l’autre direction. Anna m’a dit de te prévenir que l’enterrement à lieu cet après-midi. Elle m’a dit aussi qu’elle avait l’impression que tu essayais de l’éviter ces derniers temps.

     

    —J’y serais, pour l’heure je dois vous laisser, dit Akeru en saluant d’un mouvement de main sans jamais se retourner. Il serrait son autre poing devant lui, et partit d’un pas déterminé vers ses quartiers.

     

    Bien évidemment qu’il l’évitait volontairement, il était la seule personne présente quand son frère avait rendu l’âme.

     

    Il se laissa tomber mollement sur sa chaise. Il sortit l’ordinateur portable de Jack et entra sur la base de données d’Another. Étrangement, Jack avait mis comme mot de passe A-N-N-A, un mot de passe simpliste pour un enquêteur de renom comme lui. Ou alors avait-il changé son mot de passe en quelque chose de simple car il avait été paré à cette éventualité ? Il chassa cette pensée de son esprit, il n’avait pas le temps de parasiter son propre esprit. L’enquête. Il tapa les mots-clés “poison”;serpent” , puis “groupe” et se mit à parcourir les pages de résultats. Il y avait peu de résultats, moins de trois pages. Il s’arrêta sur un résultat qui attira son attention. Un profil non édité depuis des lustres. “Snake Dark” il avait été nommé. Un nom plutôt ridicule… On aurait dit un pseudonyme qu’un enfant de 12 ans aurait choisi sur un jeu en ligne. Il parcourut le fichier en prenant des notes. Un individu sinistre dont les seules caractéristiques qui ressortaient étaient qu’il était un quadragénaire ventripotent et qu’il lui manquait un index. C’était peu d’informations. Akeru devrait faire des recherches de son côté. Il vit en bas de page des adresses de lieux peu fréquentables par le citoyen où de potentielles informations importantes se cacheraient. Ce qui était plus étrange, c’est qu’aucun rapport dans les pièces détachées ne faisaient mention de ces lieux, comme s’ils étaient trop effrayé pour réellement aller dans ces infrastructures. C’était par là que commencerait Akeru. Il irait là-bas après la cérémonie. Another l’empêchait de faire son travail ? Il enquêterait de son côté dans ce cas-là. Il ne pouvait pas protéger tout le monde. Sa rencontre avec 727 lui avait fait comprendre que cela était tout bonnement impossible. Et maintenant ce qu’il avait envie de faire par-dessus tout, c’est se débarrasser des criminels. Quelqu’un toquait à sa porte.

     

    —C’est ouvert, dit-il en restant fixé sur sa chaise.

     

    —Akeru.

     

    C’était la voix d’Hoshiko. Ces derniers temps, elle semblait quelque peu déprimée. Peut-être se sentait-elle coupable vis-à-vis d’Aria ?

    Sans rien ajouter, elle l’entoura de ses bras et jeta un oeil à l’ordinateur. Était-elle aussi proche d’habitude ?

     

    Il n’avait pas même pas cherché à changer d’onglet. Les dossiers secrets étaient à la vue d’Hoshiko.

     

    —Des fichiers de criminels ? Elle fronça les sourcils.  Attends, cet ordinateur…

     

    Pouvait-il lui faire confiance ? C’était dans le style d’Hoshiko de suivre le plan à la lettre. Essaierait-elle de l’arrêter s’il lui faisait part de ses intentions ? Pire encore, elle pourrait prévénir Mme.Cross et mettre tout le plan d’Akeru à l’eau.

     

    —Oui...je fais des recherches sur un potentiel criminel lié à ce qu’il s’est passé avec Aria.

     

    —Ne me dis pas que tu t’es mis en tête d’aller traquer les potentiels suspects.

     

    La question était venue plus tôt que prévu. Tant-pis, il serait honnête avec elle, c’était la moindre des choses.

     

    —Si, répondit-il sans tourner la tête, c’est exactement ce que je compte faire.

     

    — Akeru, ne pousses pas ta chance trop loin. On nous a suspen...

     

    — Donc tu es en train de me dire que je dois rester assis à ne rien faire pendant que les choses se passent ?

     

    — ...

     

    —Tu veux laisser les coupables courir en liberté? ça m’étonnerait énormément que de simples hommes comme eux soient derrière tout ça. Et je vais trouver qui. Les pistes sont minces, mais pas nulles.

     

    —Non. Bien sûr que non. Mais agir dans notre état actuel va nous coûter plus que quelques semaines de suspens.

     

    —Tu n’as pas à risquer ton rang, Hoshiko. J’irais seul et je subirais les conséquences. Gardes simplement le secret pour moi.



    Il s’apprêtait à se faire assassiner du regard par elle, jusqu’à qu’il se sente réellement coupable. Sa surprise fut encore plus grande quand elle jeta sa tête contre le torse d’Akeru et serra les manches de son costume avec ses doigts délicats.

     

    —Ne me laisses pas seule une fois de plus. Je viens de te retrouver. Je...J’ai besoin de toi.



    Il ne savait quoi répondre. Le visage stoïque était brisé, c’était l’une des rares fois où il la voyait comme une jeune femme de son âge. Sa mémoire lui faisait défaut, mais il eut l’impression que ce n’était pas la première fois qu’il l’avait vu ainsi.

    Il voulut parler, dire, quelque chose, mais rien ne sortit. Il avait vu trop de choses en deux semaines. Instinctivement , il se mit à la serrer dans ses bras. Ils restèrent comme ça un long moment, plongés dans le silence complet.

     

    Vengeance. Tristesse.  Colère. Incompréhension.

    Toutes ces choses étaient passés à l’intérieur de sa tête.Il se sentait perdu. Se vider l’esprit et ressentir la chaleur d’un autre être humain, c’était fou comme ça pouvait faire du bien.

     

    Sa sérénité fût d’une courte durée. Un flux à l’intérieur de lui commença à s’agiter. Exactement comme au camp d'entraînement quand il avait perdu connaissance. Ses mains se mirent à serrer les épaules d’Hoshiko.

    Elle remarqua les spasmes de son ami l’aida à s’assoir sur son lit. La lueur dans ses yeux briller d’une manière aléatoire. Un trouble du flux d’Ember ?  Hoshiko appuya sa tête son épaule en fermant les yeux. Il ferma également les yeux et respira à lentement.

     

    Il commençait à se calmer et la sensation violente diminuait au fur et à mesure. Après des minutes qui semblèrent une éternité. Ses idées fûrent à nouveau claires. Il leva la tête et regarda droit devant lui.

     

    —Hoshiko...commença-t-il.

     

    —Je sais ce que tu vas dire, le coupa-t-elle. Je sais très bien que tu iras quand même. Je ne t'arrêterais pas. Les autres vont quand même remarquer ton absence. Et je vais venir avec toi.

     

    —Mais si tu viens tu seras sanctionnée toi aussi. Laisse moi limiter la casse.

     

    —Tu n’arriveras pas à me convaincre, je viens avec toi.

     

    Il savait qu’il n’arriverait pas à la convaincre. Dès qu’il s’agissait de lui, elle devenait aussi entêté qu’ Akeru. Il se résigna et dit :

     

    —On fera ça après l’enterrement.

     

    La simple évocation du mot lui brûla les lèvres.

     

    —On ira à ces adresses voir si on peut récolter des informations tangibles sur ce “Snake Dark”...  continua-il.

     

    Quel nom ridicule.

     

    —”Snake Dark”? Pourquoi ne pas l'appeler “Habu”, suggéra Hoshiko. C’est plus simple.

     

    —D’accord, donc ce Habu, je pense que ça vaut la peine d’enquêter sur lui. C’est la piste la plus à notre portée. Et puis, pour l’instant on n’en est qu’à la phase enquête, Another ne peut pas nous en vouloir pour ça. Le problème viendra si on tombe sur lui ou un autre criminel. Il faut trouver un moyen d’éviter d’attirer l’attention.

     

    —Il nous suffira de passer par les passages secrets d’Another. Je les connais par cœur.

     

    Akeru se rendit alors compte qu’il n’avait pas prévu de route à suivre.Qui plus est, il avait encore du mal à se diriger dans la ville. Hoshiko était un atout précieux qu’il avait eu tord de mettre de côté.

    D’ailleurs depuis combien de temps n’avaient-ils pas travaillés ensemble ? Depuis l’affaire Scavenger probablement.

    Ils discutèrent longuement des détails de leur mission et l’heure de la cérémonie funéraire arriva bien vite.

     

    Réunis dans un cimetière privé qui servait notamment à enterrer les agents d’Another, ils s’étaient massés en face d’une tombe sur lequel on pouvait lire le nom “Cross”. Jack allait inaugurer le tombeau familial de la famille Cross...

    Akeru vit alors de nombreux agents qu’il ne connaissait pas. Peut-être des gens qui provenaient du service de renseignements, des connaissances de Jack et d’Anna probablement.

    L’urne dans laquelle reposaient les cendres de Jake arriva. Anna avait dû faire toutes les démarches funéraires seule, Il n’osait pas imaginer dans quel état d’esprit elle devait être.

    Il fallait attendre 49 jours avant d’enterrer les cendres,mais Anna avait voulu accélérer les choses, probablement pour de nombreuses raisons tant professionnelles que sentimentales. Après l’urne, c’était l’heure des discours. Il y avait eu celui d’Anna qui remerciait les personnes présentes, et faisait mention d’eux comme étant une part importante de la famille. Vint ensuite le tour de M.Kobashi.Son discours plus solennel, plus fermé.Il tentait de rester professionnel, mais son ton morne trahissait une tristesse et pour une raison qu’Akeru ignorait, ses mots étaient emprunts d’une expérience vis-à-vis de la situation. Peut-être Akeru imaginait-il des choses ?

    Durant la cérémonie entière, Akeru était resté silencieux et en retrait, tout comme Hoshiko. Il ne dit rien, resta droit et calme.Son fort intérieur lui criait autre chose, mais il l’ignora pour le moment présent.

    Quand finalement les cendres entrèrent dans le tombeau “familial”, une pensée sombre traversa l’esprit du jeune agent:

     

    A compter de ce jour, il ne pourrait plus dormir sur ses deux oreilles tant qu’il n’aurait pas mis la main sur le Prisonnier Secret 727, mort ou vif.



    Jamais avant n’avait-il envisagé de tuer par vengeance, aujourd’hui il contemplait la possibilité le  coeur rempli de haine.

     

    Vers la fin de la cérémonie, lorsque les gens présents voulèrent se recueillir encore un moment, il prétextèrent de ne pas se sentir bien et qu’ils rentreraient immédiatement. Pour une fois, même M.Kobashi avala l’excuse sans soupçonner quoi que ce soit.En tout cas, c’est qu’espérait Akeru.

     

    Leur plan était déjà en marche. Ils avaient laissé leur habits de rechange dans un véhicule caché non loin, un peu à l’écart. Une fois qu’ils se seraient changés, devraient opérer avec le minimum de matériel possible, sans aucune aide du matériel électronique d’Another. Ils perdraient en efficacité certes, mais ils ne risqueraient pas d’être traqués par les appareils de l’agence.. Le jeune homme jeta sa tenue dans le coffre après avoir enfilé une veste dotée d’une capuche sombre et un pantalon plus confortable. Vu qu’ils ne pouvaient pas pour l’heure se permettre des bavures, il emporta tout de même des gantelets avec doigts ouverts, avec des plaques métalliques sur les phalanges dans un scénario où ils tomberaient sur des ennuis. Il troqua enfin ses chaussures formelles pour ses chaussures habituelles.

     

    Une fois prêt, il se mit dos au mur en attendant Hoshiko, en veillant à ce que personne ne vienne dans leur direction. Elle arriva enfin après cinq minutes. Elle portait un t-shirt blanc par-dessus lequel elle avait mis sa veste favorite. Plus bas, elle portait un short en jean, des guêtres noires dans laquelle se cachait un poignard attaché avec une lanière et des bottes qui lui arrivait aux chevilles. Ils étaient fin prêts à partir. Ils laissèrent le véhicule sur place et partirent à pied.

    Dans ses poches, il avait la liste et les adresses des endroits qu’ils devaient visiter.

    L’adresse la plus proche était celle d’une pharmacie familiale. Vu qu’ils opéraient en dehors du cadre d’Another, ils devraient probablement soutirer des informations aux différents interlocuteurs qu’ils rencontreraient.

     

    Akeru poussa la porte et une clochette tinta.Plutôt désuet comme dispositif en prenant en compte l’époque dans laquelle ils vivaient, mais l’ancien avait son charme.

    “Bienvenue”, fit une voix qui sortait de derrière le comptoir. C’était un jeune homme, le fils du propriétaire sans aucun doute, ou peut-être avait-il déjà hérité du magasin familial. La lumière faiblissante du soleil projetait une ombre intimidante sur les étals de produits médicaux en tout genre.

    Ne perdant pas une seconde, Akeru s’approcha du comptoir et sortit de sa poche des photocopies des photos qu’Hoshiko avait faites pour son rapport sur l’attaque du refuge de l’équipe Kobashi ainsi que de nombreuses informations écrites à propos de ce qui avait déjà été récolté sur le mystérieux “Habu”. L’homme regarda Akeru avec un air dubitatif et leva un sourcil

    .

    — Je peux vous aider Monsieur ? commença t-il sur un ton professionnel.

     

    — Nous menons une enquête sur un groupe d’individu et l’une de nos pistes pointe vers votre magasin, répondit Akeru en posant ses bras sur le comptoir.

     

    — À qui ai-je affaire ? demanda-t-il, méfiant.

     

    — Croyez le ou non, nous sommes des policiers sous couverture et votre coopération serait d’une grande aide.

     

    — Vous voulez que je vous crois sur parole ? Qu’est-ce qui me prouve que vous êtes vraiment des policiers.

     

    Hoshiko sortit un bloc-notes, et commença à énoncer :

     

    — Votre famille a un casier judiciaire quelque peu rempli, sur les dernières générations vous et votre père avait mené un travail honnête dans les dernières années, cependant, votre grand-père avait été impliqué dans un trafic illégal de marchandises médicales pour des syndicats du crime en tout genre. Est-ce que je dois continuer, ou vous êtes suffisamment convaincu ?

     

    L’homme sortit un mouchoir en tissu de sa poche et se mit à s’essuyer le front nerveusement. Il finit, par un signe de la tête, qu’il était prêt à coopérer car il ne voulait pas d’ennuis.  

     

    — Laissez-moi deviner, ça a un rapport avec la situation qui s’est produite il y a une semaine, j’ai raison ?

     

    — Qui vous en a parlé, il ne s’est rien passé dans cette ville et les informations ne devaient pas être diffusées par ordre du bureau de police, s’étonna Akeru.

     

    — Mon frère travaille dans la police, avoua-t-il en baissant le ton. Il m’a dit qu’il en avait trop sur la poitrine et qu’il avait absolument besoin d’en parler à quelqu’un. J’étais censé n’en parler à personne, mais puisque qu'apparemment vous êtes aussi de la police, ça ne pose aucun problème, si ? Ne me dénoncez pas, je vous en supplie.

     

    — Nous en avons pas l’intention, dit Hoshiko en se tournant vers lui. Seulement, si quelqu’un vous le demande, nous ne nous sommes jamais parlés.

     

    Il jeta un œil sur les photos, et quelque chose attira son regard.

     

    — Cette personne, fit-il en posant le doigt sur un des cadavres démasqués Il est entré dans la pharmacie dans le courant de la semaine dernière, il a entre autre acheté de l’alcool à brûler. D’ailleurs ce n’est pas la première fois qu’il vient ici. Mais je ne le connais pas personnellement, il est très peu bavard. Oui aucun doute, il avait les mêmes cicatrices sur le nez.

     

    — Vous avez d’autres informations, questionna Akeru, vous avez les raisons de sa visite, des noms, quelque chose qui pourrait nous aider ?

     

    — Il m’a présenté sa carte de crédit, mais aucun moyen de me souvenir du nom inscrit. Ah attendez, si je me souviens uniquement de son nom de famille. Mais c’est sûrement un faux nom.

     

    — N’importe quelle information peut nous aider, insista le jeune fille en jetant des regards aux étagères placées derrière l’homme.

     

    — Bien, bien. C’était un certain M.Adachi.

     

    Akeru jeta un œil aux informations marquées sur ses notes. Dans les adresses, un lieu attira particulièrement son attention. “Adachi&co.” un restaurant de quartier favorisé. Avec un peu de chance, cet endroit avait un lien avec l’affaire, après tout, il était dans les lieux suspectés.

     

    Il montra l’adresse à Hoshiko. Elle l'examina longuement avant de finalement hocher la tête comme si elle se rappelait quelque chose.

     

    Tu sais où se trouve cet endroit ? Fit-il, un peu soulagé de sa réaction positive.

     

    — Oui, c’est un peu loin à pied, mais je pense que je sais où il se trouve.

     

    — Très bien, partons de ce pas.

     

    Il se tourna vers l’homme et le remercia avant de tourner les talons vers la porte. L’homme eut l’air soulagé de les voir partir et ferma immédiatement son commerce quand ils passèrent la porte d’entrée.

     

    L’heure avançait doucement, et les derniers rayons de soleil étaient déjà sur le point de disparaître. Ils marchaient silencieusement tels des ombres dans les foules de gens joyeux. Il se souvint alors : les fêtes de fin d’année approchaient. Avec un peu chance, ils pourraient fêter tous ensemble leur premier noël commun, et se rappela qu’Aria allait quitter l’équipe.

     

    De temps à autre, ils prenaient dans une ruelle et faisaient des détours mais personne ne prêtait vraiment attention à eux. Quand ils virent enfin l’enseigne lumineuse “Adachi & Co.” en lettres rouges, il se remit dans l’esprit de l’enquête.

    C’était une maigre piste, mais une piste à explorer tout de même. C’est sûrement ce qu’aurait pensé Jack. Il réajusta ses gants, prit une grande inspiration et déclara :

     

    —C’est parti.

     

    —Je suis derrière toi, répliqua sa partenaire.”

     

    Plus déterminé que jamais, il posa la main sur la porte et s’engouffra dans l’établissement d’un pas assuré.

     

    A suivre.


  • Commentaires

    1
    Dimanche 29 Juillet à 19:06

    Le duo fatal Akeru X Hoshiko enfin de retour !
    Un plaisir de retrouver nos protagonistes dans une atmosphère de plus en plus lourde et sérieuse. Akeru a pas mal grandi au fil de ses aventures, mais on sans bien qu'il passe par une étape qui forgera sa personnalité future, plus de retour en arrière possible !
    Au début j'avais du mal à considérer Akeru comme un adulte. Principalement parce que ce que son caractère rappelle sans s'y tromper à un héros typique de Shonen edgy. Mais ce chapitre le montre sous une facette plus réaliste et humaine(?).  Il se prend en main et adopte une carrure de leader bien détermine à accomplir sa vengeance. 

    J'ai étonnamment apprécié le passage où Hoshiko s'enlace et s'effondre sur un Akeru stoïque et froid. Il semble que ce soit la haine profonde envers 727 qui lui donne l'impression de tenir le coup aux différents événements qui s'abattent sur son équipe, mais la confusion a la vue de la sensible Hoshiko suffira à apaiser, le temps d'un instant, son corps convalescent.

    C'est juste un peu dommage que quelque dialogue maladroit vienne un peu casser le rythme de certains dialogues, mais bon après je ne suis pas critique ou écrivain, je ne fais qu'exprimer mes impressions avec mon peu de vocabulaire =w=)

    En tout cas merci pour ce chapitre!

      • Lundi 30 Juillet à 14:52

        Voilà la démarche que j'ai entamé avec Akeru. Très bien résumée. C'est exactement ce que j’essayais de faire avec ce chapitre qui marque une transition non négligeable dans Another. Je n'ai jamais autant sondé mon propre esprit pour essayer de me mettre à sa place. On avance progressivement vers ce quie je voulais qu'ANOTHER soit, et pour ça, il me fallait la même chose que mes personnages, c'est-à-dire de grandir. On s'approche de la 3ème année depuis que j'ai commencé à écrire. Ce qui fait que j'étais encore un lycéen quand j'ai commencé à me lancer dans cette aventure, maintenant, les choses changent lentement, mais sûrement. J'apprends des choses, et je pense que ça se ressent au fil des chapitres. Je mûris avec l'oeuvre. Je pense sincèrement que si je me remettais à lire ce que j'ai fait à l'époque, je ne serais plus tout à fait d'accord sur certains points. 

        C'était un passage risqué, je l'ai quasiment entièrement réecrit, parce que je le trouvais maladroit la première fois que je l'ai écrit. C'était aussi le passage où j'avais peur que les sentiments ne passent pas avec lecteur. Je suis content que quelqu'un ai apprécié ce passage, car j'ai rarement l'habitude de m'éloigner autant de ma zone de confort. C'était tout à fait nouveau pour moi. 

        Après je suis d'accord pour les dialogues, j'ai toujours un peu de mal à ne pas être maladroit avec. J'ai toujours été plus fort avec la narration sans dialogues. Je travaille ma façon de transmettre la parole à mes personnages. Peut-être parce que je suis pas bavard dans la vraie vie. En tout cas, j'ai hâte d'avancer et de progresser pour transmettre tout ce que je veux transmettre avec cette histoire. En attendant, je vous retrouve les lecteurs avec la suite de Knights. 

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