• Project : ANOTHER Arc II Chapitre III (20)

    Salut ! Aujourd'hui je vous présente le vingtième chapitre d'Another, c'est un sacré bout de chemin qui vient d'atteindre un nouveau cap !

    Un chapitre qui a été difficile à écrire, bien que ça ne soit pas le plus long. Tous les chapitres qui sont des chapitres actions (surtout avec Akeru) sont compliqués, car je dois à chaque moi je renseigner sur les coups au corps-à corps pour essayer de garder une cohérence dans la chorégraphie (en gardant en tête que ça devrait être adaptable sur un format animé) 

    Sans plus de bavardages, je vous laisse, prenez soin de vous !

    Musique : https://www.youtube.com/watch?v=WGot2jAViWY

    -ROB.

     

    Credits :

    Illustration : Andreasrocha (https://andreasrocha.deviantart.com/gallery/)

    Text and scenario : _Robert_ aka ROB

    Music : "Black Memory" by The Oral Cigarettes licensed under A-Sketch MUSIC LABEL

    Project : Another Arc II chapitre 3

    Justice Ardente 

    Résumé du chapitre précédent : Akeru et Jack doivent enquêter sur la fuite d'un prisonnier secret. Ils se rendent au complexe du K.H.S. mais les choses ne se passent pas comme prévu et le bâtiment termine en ruines et en flammes. Ils tombent sur le criminel qu'ils recherchaient qui a une mission à accomplir. Il met un Akeru affaiblit hors-de-nuire et se jette sur sa vraie cible : Jack Cross. Après un  combat qui dure un certain temps, 727 arrive à prendre l'avantage et tue l'enquêteur sous les yeux d'Akeru et tente de s'enfuir. Akeru prit de rage et de désespoir face à la mort soudaine de la personne qui avait le premier pas vers lui, entre dans une colère noire et se sent rempli d'énergie. Il se lance à corps perdu sur son nouvel ennemi dans le feu etles larmes. 

     

     

     

     

    Dans l’obscurité d’un bureau plongé dans le noir, un homme se tenait assis sur une chaise, les pieds sur la table. Des ombres l’encadraient de parts en parts, et semblaient êtres des étagères remplies de livres. La seule source de la lumière de la pièce était son téléphone portable sur lequel il faisait défiler sans entrain les pages internet. Il s’apprêtait à déposer l’appareil quand celui-ci se met à vibrer dans sa main. Il releva le téléphone au niveau de son visage et y vit t un numéro masqué. La lumière du téléphone éclaira son sourire et il prit l’appel :

     

    “- Oui j’écoute ?

    - Sting ? C’est bien vous à l’appareil ?

    Il soupira.

    -Je t’ai déjà dit de ne pas m'appeler ainsi, j’ai un nom tu sais ?

     

    - Très bien, St… Hum, M.Seung, les derniers tests de la bombe liquide E.R.B. sont concluants, avec ça, ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’Another ne tombe.

     

    - Merci de m’avoir appelé Eleven. Maintenant, en ce qui concerne l’évasion de notre ami le prisonnier secret ? fit l’homme en passant la main sur le bureau quelque peu poussiéreux où il était assis.

     

    - Tout s’est déroulé sans encombres, j’ai effacé tous ses dossiers, il a pu sortir et  est retourné dans le complexe après l’explosion comme il l’a été ordonné. Il semble d’après mes sources qu’il ai réussi à se débarrasser de l’inspecteur, même avec son chien de garde ) ses côtés.

     

    - Bien, il y a t-il autre chose ?

     

    - Vous allez rire mais… il se trouve qu’il semble qu’il ait un léger contretemps…

     

    - Quel genre de contretemps ? se contenta il de répondre, faisant basculer sa chaise en arrière.

     

    - Vous savez, quand je parlais de son chien de compagnie, hé bien, c’est exactement la même personne que vous avez combattue ? Et bien, il ne semble pas décidé à laisser notre agent partir à si bon compte.

     

    - Oh vraiment ? Intéressant, c’est vrai que ce gamin a un énorme potentiel, répondit-il en se touchant les côtes en souvenir d’une blessure du passé.

     

    Il frotta également son cou, se remémorant l’impact qu’il avait reçu à de multiples reprises.  

     

    - Je pense que 727 n’a pas besoin d’aide, et de toute façon, il a déjà accompli sa tâche. Bientôt, Another devra reconnaître Neo-Rayven comme un adversaire de taille.

     

    - Il reste une dernière chose, M.Seung.

     

    - Qu’as tu à me dire encore, Eleven ? pesta-il, interrompu dans son discours.

     

    - Il y a une autre signature éléctrique d’un autre agent d’Another se dirigeant droit vers le complexe en flammes.

     

    - Ce n’est pas si grave, non, j’ai confiance en 727.

     

    - Sauf que cette signature, je la connais, bien, ce n’est pas n’importe quel agent, c’est le Faucheur.

     

    - Quoi ? Lui ? Il se mit à rire comme un maniaque. Au téléphone, son interlocuteur ne dit rien. Ne t’inquiètes pas, disons que notre très cher prisonnier n’est plus le même qu’il y a quelques années de ça. En revanche, moi, je me dirige vers la ville, le plan se doit d’avancer, et d’autres obstacles vont se mettre en travers de notre chemin.

     

    - Vous parlez de ce qui s’est passé avec Madame Shibata hier ?

     

    - C ‘est bien cela, je dois m’occuper de ce prodige avant qu’il ne devienne trop dangereux. Tu peux disposer Eleven.

     

    - Bien, M.Seung.

     

    Il raccrocha. Sting se releva, regardant droit devant lui. Ses pupilles brillant d’un jaune effrayant dans le noir de la pièce. Il entra dans la galerie de photos de son téléphone, et sélectionna une photo sur laquelle on pouvait voir une figure habillée de l’uniforme d’Another. La figure était allongée sur un chantier de construction non achevé, avec un fusil de précision marqué du logo, d’Another. Il passa son doigt sur la photo comme s’il caressait l’image.

     

    - Comment Another va-t-il réagir ? Hinhinhin, tout ça ne serait pas arrivé s’il y avait une vraie justice dans vos actions...À nous deux, prodige d’Another. Il disparut dans l’obscurité quand la lumière de son appareil s’éteignit.

     

    On entendit un grand “boom”. Un mur venait de céder, à travers lequel 727 venait de passer. La poussière retomba et une fumée bleue turquoise se dégagea du gantelet d’Akeru qui continuait à avancer en direction de son opposant. Il n’était pas indemne. De nombreuses coupures couvraient son corps du jeune agent, surtout au niveau des côtes. Sa tenue était en lambeaux à certains endroits. S’il avait été n’importe qui d’autre, il serait déjà tombé inconscient, mais lui se tenait encore debout, et déjà les plaies se refermaient doucement, comme par magie, accompagné par une lueur familière.

     

    - Je n’ai pas l’habitude de dire ça souvent, mais j’avoue que tu m'impressionnes.

     

    Sa posture ne le trahissait pas, mais Akeru avait beaucoup de mal à rester droit. Son corps était de plus en plus lourd, à chaque blessure infligée par cette épée de chaleur, ses membres s’engourdissaient au fur et à mesure, et l’emberanium qui continuait de se consommer à vitesse grand V. Akeru avait beau se déplacer très vite et frapper fort, 727 était un adversaire redoutable. À chaque coup de poing infligé, il trouvait une ouverture pour lacérer l’agent d’Another. La bonne nouvelle, pensa-t-il c’est que l’autre semblait aussi fatiguer. Les frappes qu’il encaissait depuis tout à l’heure lui laissait des séquelles. Il avait beau avoir la peau dure, ses mouvements se faisaient moins vifs à chaque assaut.

    Akeru s’élança de plus belle sur l’homme, les poings prêts de son visage. Quand il arriva à son niveau, il lui infligea un coup de poing descendant, et 727 chancela. Il se rétablit très vite, fit une roulade en arrière et balança des morceaux de béton sur Akeru pour le déstabiliser, décrocha un dispositif de sa lanière et la lança sur l’agent avant de se jeter en arrière pour se cacher derrière un pilier. Akeru eut à peine le temps de saisir l’objet pour le lancer au loin qu’il explosa à quelques centimètres de son visage. La brûlure le força à fermer un œil. Il ne voyait plus que d’un seul côté.  Le soldat fonça dans l’angle mort d’Akeru. Il sentit une chaleur intense dans son bras qui lui fit lâcher un cri de douleur. La lame s’était logé dans sa chair. Il serra les dents, concentrant son énergie dans le bras pour diminuer au maximum la douleur et attrapa le bras de 727 qui tenait l’arme, le forçant à rester au contact. Il chargea ensuite sa jambe d’énergie avant d’asséner un coup de pied circulaire dans la tête de son adversaire. Un choc suivit d’énergie turquoise propulsa l’homme sur le côté. Il atterrit contre un pilier où il resta allongé quelques instants. Akeru retira l’arme encore chaude de son bras, non sans grimacer et s’en débarrassa en la projetant loin derrière lui.

     

    - Désolé je crois que je t’ai un peu refroidi, fit-il sur un ton moqueur, autant pour provoquer l’autre que pour se rassurer.

     

    727 toussa en se tenant l’estomac. Il roula sur le côté pour éviter la charge d’Akeru qui détruisit le pilier. Il se remit rapidement sur les pieds et passa sa main sur sa côte. Akeru s’était rendu compte que la peau de 727 résistait bien aux coups, quels qu’ils soient mais qu’il avait une certaine limite à cette résistance. Akeru mit sa main sur son œil endommagé et se rendit compte qu’il s’était rétabli.

    Maintenant à nouveau en possession de ses moyens, il se jeta sur 727

    Sa vision était un peu plus trouble à chaque assaut, mais peu importe.

    Il se saisit de la tête de 727, prit de l’élan et le cogna contre le mur le plus proche avant de le traîner sur ce même mur sur quelques mètres. Il se souleva au niveau de sa propre tête et lui asséna un poing chargé d’énergie qui dégagea une lueur bleutée. L’autre tomba au sol. Il ne semblait pas plus blessé que ça. Il portait quelques égratignures, mais semblait toujours en bon état.

    Le mercenaire se remit droit et mit ses poings devant son visage. Akeru l’imita et ils s’approchèrent lentement l’un de l’autre. Un duel de corps à corps ? Ils se mirent à tourner en cercle l’un face à l’autre, guettant la moindre occasion de pénétrer la défense ennemie. Finalement, ce fût Akeru qui frappa le premier. Il donna un direct du gauche à son adversaire qui positionna ses bras pour bloquer le coup. Akeru prépara son autre poing et décocha un uppercut dans la mâchoire de l’adversaire qui tituba à peine. Il se prit un crochet du droit. La douleur le parcourut mais l’adrénaline fut encore plus forte. Il immobilisa le bras du hors-la-loi et lui asséna un coup de tête, veillant à diriger son énergie dans son front. Les deux reculèrent sous le choc. La tête de 727, contrairement à celle d’Akeru, saignait au front. Il crut avoir l’avantage quand son corps décida à l’improviste de lui faire comprendre le contraire. Il chancela, perdant peu à peu l’équilibre. Il tomba à genoux, surpris d’avoir déjà atteint sa limite. Les images dansaient devant ses yeux. Il put distinguer dans sa vision trouble, que 727 s’était éloigné, et avait ramassé son épée de flamme.

     

    Akeru n’avait plus d’échappatoire. Il était tout simplement esquinté. Il avait juste envie de se laisser tomber et de sombrer dans un sommeil profond. Un bruit de métal lui fit comprendre que son adversaire se trouvait déjà à quelques centimètres de lui et levait son arme au-dessus de sa tête.

     

    - Tu vas pouvoir rejoindre ton camarade, là où il se trouve, dit-il en regardant Akeru de son regard pénétrant.

     

    Il dirigea son arme vers Akeru qui, poussé par la force du désespoir, attrapa la lame directement, bloquant 727 dans cette position. Sa main lui faisait mal, la chaleur qui se dégageait de l’épée était tellement intense que s’il ne portait pas de gantelets, sa main aurait sûrement été gravement touchée. Il tenait bon, la douleur progressant au fur et à mesure le long de son bras, jusque dans son épaule. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne perde son emprise sur la lame. Son esprit commençait à lui jouer des tours. Il voyait Jack qui lui tendait la main dans une étendue toute blanche. Il était en train d’halluciner ? Ou était-ce ce genre de choses que l’on voit avant de passer de l’autre côté ? Si c’était le cas, ce n’était pas si terrible si Jack avait pu partir dans cet endroit paisible. Il se ressaisit, se demandant comment il avait pu penser à une chose pareille.

    Soudainement, les images des derniers instants de son collègue resurgirent dans son esprit. Ses derniers instants, son souhait, sa dernière volonté. Akeru ne pouvait pas laisser ces choses inachevées. Il se devait de remplir la promesse qu’il avait faite au regretté enquêteur. Ce fût comme l’éruption d’un geyser, une énergie soudaine à l’intérieur de lui, parcourant à nouveau ses membres engourdis. Il se sentit revivre. Pris d’un élan nouveau, il arracha l’épée flamboyante et la lança sur le côté. Elle finit sa course contre un mur, se désactivant sous le choc.

     

    Akeru se leva brusquement, plaquant son opposant au sol. Il commença à le rouer de coups rageurs. Chaque coup produisait le même son que le tonnerre. N’importe qui d’autre ne survivrait pas à ça, mais 727 encaissait sans trop de difficulté. Il s’arrêta de le frapper, reprenant son souffle. Il constata alors avec horreur que l’homme avait fermé un de ses yeux et que l’autre brillait d’un bleu glacé. Il reporta son attention sur son adversaire, ses yeux lumineux étant emplis de haine.  

     

    Lançant un regard narquois au jeune agent, 727 se saisit d’un de ses nombreux explosifs et le dégoupilla avant de la jeter vers le haut. Il eût un sourire satisfait. Akeru ne se fit pas prier et dégagea de l’homme un peu avant que l’explosion n’ait lieu. Il commençait à sérieusement en avoir marre des explosions, Akeru. Quand les flammes de la déflagration retombèrent, il ne fut pas surpris de voir le mercenaire en sortir entier, il avait quelques légères brûlures dont il ne faisait pas attention, en revanche une partie de ses vêtements s’étaient déchirés. Sa veste en particulier avait une manche entière qui tomba au sol. Un pouvoir lié au renforcement était plus que problématique. Les scientifiques avaient-ils pensé à l’éventualité que cette personne finisse par sortir de prison un jour ou l’autre ?

     

    Il n’eut pas eu de le temps de réfléchir à cette question, le poing de 727 était à deux centimètres de son visage, et il prit le coup en plein visage. Même si la force du coup n’avait rien à envier à ceux d’Akeru, il était tellement dur qu’Akeru valsa. Sa mâchoire commença à lui faire mal. Il se rattrapa sur quelques mètres et son poing entra en collision avec celui de son opposant.

    C’était comme si le marteau le plus puissant avait rencontré le bouclier le plus résistant. Aucun des deux n’arrivait à prendre l’avantage. Le sol se fissurait car leurs pieds s’enfonçaient dedans.

    Les deux assaillants reculèrent finalement. Akeru jeta un œil à sa main, et plus précisément à son bras. Le gantelet tombait en ruine, et la manche de son vêtement était en lambeaux jusqu’à l’épaule.

    Frustré, il jeta à terre les restes de son arme et posa la main sur la lanière de sa ceinture. Il n’avait pas utilisé son pistolet depuis le début, et en envisageant les possibilités, il se rendait compte qu’il ne servirait probablement à rien si 727 continuait de se servir de sa faculté. Il dévisagea l’homme et son unique œil brillant. Le bleu ciel de la pupille lui jetait un air de défi.

    Ce défi, il le releva. Il approcha son bras de la tête de 727 qui ne bougea pas d’un pouce. C’était exactement ce qu’espérait Akeru. Il saisit le cou de son adversaire, et commence à faire tourner son poignet sur le côté. Au début, il n’arrive pas à le faire décoller d’un centimètre. “Raaaaah” grogna Akeru qui puisa encore plus d’énergie dans son corps. Le symbole sur sa main se prolongea en un long trait qui parcourut tout son bras et sa jambe. Il envoya 727 vers le côté et il s’écrasa dans le mur d’à côté. Akeru sortit son arme mais l’autre fut plus rapide et sortit une arme de sa propre ceinture et tira sur Akeru qui se prit une balle dans l’épaule. Il recula et appliqua son autre main sur la plaie. Il devait absolument soigner cette plaie même si cela lui coûtait encore de l’énergie supplémentaire.  

    Le mercenaire avait ramassé son épée flamboyante une fois de plus. Sa pupille avait cessé de briller car il avait l’avantage.



    C’est alors qu’un projectile étranger siffla à travers la salle, tirant Akeru de sa torpeur. Le sang de 727 gicla de son épaule et se répandit sur le sol. L’arme tomba au sol, alors que le mercenaire se tenait la main étouffant sa douleur en mordant sa lèvre inférieure.

    Une voix fredonnait un air familier qui devait appartenir à un folklore particulier. Akeru reconnut immédiatement cette voix.

     

    -My grandfather’s clock was too large for the shelf, so it stayed ninety years on the floor... But it stopped, short never to go again

    When the old man died…

     

    - Toi… siffla 727 d’un air ahuri alors qu’il se tenait la main en s’éloignant d’Akeru, c’est pas vrai !

     

    - Akeru, il semble que je sois arrivé juste à temps.

     

    Son uniforme et son masque modifiaient légèrement son apparence mais Akeru ne pouvait que reconnaître son maître.

     

    - Maître, vous n’étiez pas…

     

    - Si, mais je suis revenu il y a vingt minutes. J’ai fait aussi vite que j’ai pu quand j’ai vu le signal de détresse, où est ton Enquêteur  ?

     

    Le silence d’Akeru parla pour lui-même. Kobashi baissa le haut de forme sur sa tête.

     

    -Je vois, tu as fait de ton mieux.

     

    - Arrêtez de faire comme si je n’étais pas là, fit 727 avec dédain.

     

    - Oh my, oh my ? Je pensais t’avoir fait enfermer il y a quelques années de ça, s’enquit M.Kobashi en tournant la tête vers lui.

     

    - Je compte bien me venger pour ça, Faucheur. À cause de toi, j’ai vécu un enfer dans cet endroit maudit. On s’est servi de moi comme d’un cobaye, enchaînant expériences sur expériences. Ils ont détruit le peu d’humanité que j’avais en moi, ne laissant de place qu’à une haine profonde envers Another et sa pseudo justice. Votre chute approche à grand pas.

     

    Son attitude avait changé. Il était toujours calme, mais ses paroles trahissaient un brusque changement en lui. Il en voulait vraiment à M.Kobashi et à Another en général. La plaie d’Akeru s’était refermée. Il se sentait faible tout à coup.

    Kobashi sourit en brandissant ses deux pistolets. Au-dessus de la mettre où 7-2-7 étaient tatoués la pupille de l’homme se remit à briller.

    Il sembla surpris pendant un instant, car son opposant ne possédait pas cet attribut lors de leur première rencontre.

     

    - Si je me souviens bien, tu étais un mercenaire qui travaillait un peu pour tout le monde, exécutant des personnages influents qui faisaient l’objet de scandales. C’est dommage, tu aurais put être de notre camp.

     

    - Te fous pas de moi ! lâcha-t-il avant d’engager Kobashi qui se prépara à contre-attaquer.

     

    727 attrapa une des grenades qu’il avait sur sa lanière, retira la goupille et la jeta. Elle glissa sur le sol près des jambes de Kobashi. Une fumée en sortit, plongeant Kobashi et Akeru dans le noir. Akeru entendit alors le bruit d’objets métalliques qui s’entrechoquaient. Quand la fumée finit par disparaître, il vit que 727 et Kobashi avaient leurs armes l’une contre l’autre. Le mercenaire avait profité du court instant que lui avait donnée sa fumée pour récupérer son arme au sol.

     

    - Comment ça se fait que tes armes puissent résister à une telle chaleur ? Même les gants de l’autre sont marqués…

     

    - Ces pistolets sont spéciaux, ils ont été traités avec une substance ignifugée.

     

    À ces mots, il repoussa violemment le mercenaire et tira un balle dans sa direction. Il l’évita mais Kobashi profita de cet instant pour arriver en face de lui et le frapper à l’aide d’un de ses pistolets comme un poing américain. Atteint au visage, 727 recula en titubant, il n’avait sûrement pas prévu cette utilisation des pistolets car cette fois-ci, son pouvoir ne l’avait pas protégé. Sortant son second poignard il tenta de frapper M.Kobashi au torse. Ce dernier, à l’aide de ses pistolets, saisit l’arme entre les deux canons, empêchant l’autre de bouger. D’un mouvement brusque, il fit pivoter le plat de la lame et 727 fut projeté sur le côté avant de tomber au sol. Kobashi, alors placé au dessus de lui, appuya plusieurs fois sur la gâchette, criblant le fugitif de balles.

    Pourtant tirées presque à bout portant, celles-n’étaient même pas entrés dans la chair, mais s’étaient écrasées dessus. 727 n’avait rien à part quelques égratignures à l’endroit de l’impact.

     

    - Tch, fit Kobashi avant de s’éloigner légèrement, je savais que c’était une mauvaise idée de faire des tests sur des prisonniers. Ils avaient dit que ça engendrerait rien de problématique, tu parles oui…

     

    - Les injections, les expositions à l’emberanium...j’en ai bavé, raconta-t-il avec un léger rire. Vos balles ne sont rien à côté de ça.

     

    Il se saisit d’une poignée de débris et la jeta sur Kobashi, qui fit un pas un en arrière, il en profita pour pouvoir rouler sur le côté et se remettre debout.

    Il tira de sa lanière un énième explosif ; Sérieusement, quel tour préparait-il cette fois ? Il se lança sur Kobashi une fois de plus, avec plus d’assurance cette fois-ci. Le mentor d’Akeru se tenait prêt une fois de plus. Cette fois-ci, quand il arriva au niveau de l’homme, avec un sourire il lâcha encore une fois une grenade. Un gaz gris en sortit. Kobashi eut tout de suite le réflexe de reculer. Sauf que son masque, bien qu’il filtrât l’air, ne permettait pas de voir à travers cette fumée. En faisant un pas en arrière, il se trouva dos au mur. Surpris, il tourna la tête un court instant, ce fût assez pour que 727 agisse. Il frappa en hurlant “FAUCHEUR”, la lame incandescente frappa l’agent le long du torse jusqu’à la côte. Kobashi se mit dos au mur, encore déstabilisé par le coup. D’un coup de pied bien placé, le masque de Kobashi s’envola sur quelques mètres. Kobashi ouvrit alors la bouche et respira un peu de gaz gris avant de refermer la bouche. En quelques instants, il fût pris d’une quinte de toux.

    Son maître gisait au sol, tordu de douleur, une énorme cicatrice barrait son torse C’était la première fois qu’Akeru voyait son maître dans cette situation. 727, l’air de s’être calmé, tenait son bras. Il semblait éreinté autant qu’Akeru. Peu importe à quel point était-il résistant, son utilisation abusive de sa semi-singularité l’avait vidé, il ferma l'œil.

    Utilisant les dernières réserves d’énergies qui lui restait, Akeru fonça à toute allure et frappa son adversaire de toute ses forces, celui fût projeté sur quelques mètres. L’agent s’immobilisa puis tomba finalement à genoux en face de son maître, les bras ballants mais un petit sourire suffisant au coin de la bouche.

     

    727 se releva encore une fois, cette fois avec difficulté, jeta un dernier coup d'œil plein d’animosité à Kobashi, lança un dernier regard vers Akeru, avant de se diriger dans l’autre direction, laissant derrière lui un chaos absolu. Se mouvant difficilement vers son maître, Akeru parvint à récupérer tant bien que mal le masque de Kobashi et lui remit sur le visage. Il sembla aller un peu mieux, capable à nouveau de respirer normalement, même s’il continuait de toussoter derrière la protection. Avec difficulté, Akeru et Kobashi durent rebrousser chemin en direction de la sortie. Les bras l’un dessous de l’autre, ils progressaient lentement vers le lieu où les autres s’étaient réfugiés.

    Sur le chemin, Kobashi, qui allait un peu mieux lâcha :

     

    -Excuse-moi, Akeru, il m’a eu par surprise, je pensais que ça serait plus simple, mais il est doué.

     

    - Je l’aurai la prochaine fois, fit-il en regardant au loin. D’abord sortons d’ici au plus vite.

     

    - Tu as raison, dit M.Kobashi avant de tousser une fois de plus.

     

    L’arme enflammée avait cautérisé la blessure sur le torse de Kobashi, mais Akeru se disait qu’il resterait une cicatrice même après la guérison.

    Ils pressèrent l’allure pour sortir du complexe, voyant que les pompiers venaient d’arriver sur place. Kobashi et Akeru furent rapidement pris en charge par les secours. Se laissant tomber sur le bitume, et totalement vidé par la journée, Akeru ne tarda pas à somnoler, entendant le bruit des sirènes au loin. Il s’endormit finalement, trop fatigué pour penser à la suite. Le bruit s’évanouit tout à coup en même temps que sa conscience.

     

    Au même moment, Hoshiko marchait d’un pas nonchalant dans les rues de la ville, à l’autre bout de la région. Le vent soufflait sur sa capuche, révélant de temps à autre les traits de son visage. Ses yeux dorés et pâles scrutaient les environs. Elle semblait errer sans but, elle patrouillait sans doute. De sa ruelle, elle voyait l’avenue où les lumières des panneaux publicitaires. Elle n’avait d’ailleurs toujours pas appelé Akeru depuis le temps, et même si ce n’était pas l’envie qui lui manquait, Hoshiko ne voulait pas le déranger. Quelque chose la tira hors de ses pensées. Elle avait entendu un bruit non loin. Elle s’arrêta net, et glissa sa main vers sa sacoche où étaient stockés ses couteaux de lancer. De l’autre main, elle accrocha le masque sur son visage. D’un geste vif elle lança le projectile dans un angle derrière elle. Le couteau se cogna contre le mur juste à côté d’un type qui portait un gilet à capuche par-dessus un tee-shirt à manches longues. Hoshiko pût apercevoir son sourire malgré l’obscurité.

     

    - Impressionnant, fit-il en applaudissant lentement, si je ne savais pas que tu allais faire ça, je pense que je serai mort à l’heure qu’il est.

     

    - Qui êtes-vous ? Déclinez votre identité, fit-elle en serrant la main sur son poignard tanto.

     

    - Moi ? C’est simple. Qui est le criminel le plus recherché par Another ?

     

    - Sting… Elle dégaina son arme.

    Il fit de même, et elle vit des kukris rattachés à des câbles glisser le long de ses bras. Il se saisit d’un dans chaque main

     

    - Que faites-vous ici ? demanda-t-elle.

     

    - Les choses doivent bouger plus vite...”

     

    Les choses devaient bouger ? L’heure n’était plus à la rêverie. Elle faisait face à la personne la plus dangereuse à des kilomètres à la ronde. Se tenant sur ses gardes, Hoshiko analysa la posture de son adversaire. Il attaquerait dans quelques instants maintenant. Elle inspira lentement. “Maintenant, il va falloir appliquer tout ce que l’on m’a appris à ce jour. Et si jamais ce n’est pas suffisant ?”, se dit-elle, la main serrée sur son poignard. Non, elle n’avait pas le temps de penser à ça. Elle dégaina un autre couteau de lancer lorsque Sting se rua sur elle…

     

    À suivre...


  • Commentaires

    1
    Jeudi 26 Avril à 22:26
    Ooh, Kobashi fait peur… J'aurais jamais pensé que je dirais ça de lui…
    Ouais, je sais, j'ai pris vraiment trop de temps pour venir lire ce chapitre, c'est pas bien.
    Mais tu sais, je pensais, peut être que tu devrais le publier sur une autre plateforme… Eklablog ne permet pas d'avoir un public bien large… C'est dommage quand on voit comment tu écris, ça pourrait plaire à d'autres, tu vois ?
    Ou sinon, j'imagine tellement bien cette histoire en anime !! C'est un truc de ouf !!
    J'adore la 1er phrase de ce chapitre. Les 1er phrases sont super importantes, c'est presque à elles toutes seules qu'on sait si on veut lire une histoire ou non. Je trouve celle là super :)
    Hoshiko est trop classe.
      • Jeudi 26 Avril à 22:46
        J’y pensais justement à utiliser une autre plateforme pour les chapitres, maintenant il faudrait que je cherche laquelle serait la plus adaptée pour mon format.
        Tout est scénarisé pour être adaptable en animé, ce qui serait tellement d’honneur, je crois encore en ce rêve !
        Haha je pensais pas que Kobashi fasse peur mais c’est une facette de lui on va dire, si les criminels et les agents l’appelle « Faucheur » c’est que sa réputation le précède
      • Mardi 22 Mai à 13:54

        Ba moi je te propose Wattpad, y a pas mal de monde la bas. Et puis, on peut aussi se faire remarquer par des éditeurs (j'en ai déjà vu publier grâce à wattpad !!)

        Ouais, c'est surement ça^^

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