• Project : Knights, The Fallen World Chapitre 5

    Bien le bonjour à tous. Avant tout, je tiens à m'excuser pour cette absence plus que longue on peut le dire. Ensuite, oui, on peut le dire, ça fait un bien fou d'être à nouveau capable de partager mes travaux avec vous. Depuis mes études en langue étrangère, c'est devenu un enfer de poster régulièrement, c'est pour ça que les vacances sont un moment propice pour s'y remettre. D'ailleurs, j'espère que vous ça se passe bien de votre côté. 

    Ce chapitre de Knights a sûrement été l'un des plus fastidieux à écrire, autant pour la mise en scène que pour l'écriture en elle même. Je ne crois pas avoir autant galéré depuis que j'ai commencé à écrire ces histoires. Cela vient aussi du fait que je m'efforce à chaque chapitre, de vous donner un texte d'une bonne qualité, et qui vous donne envie de lire jusqu'au bout, pour vous tenir en haleine. Sans votre soutien, je pense que cela ferait longtemps que j'aurais abandonné l'idée. C'est grâce à vous tous, lecteurs connus et aussi aux anonymes et aux silencieux que le Projet Rob Universe arrive encore à se faire. En espérant ne pas vous avoir trop ennuyé avec ce racontage de vie. Je vous souhaite une très agréable lecture.

    -Rob

    ps : Désolé certaines lignes de dialogues sont séparés les unes des autres, je sais pas trop ce que m'a fait Google Docs.

    Musique d'introduction : https://www.youtube.com/watch?v=NqstqCxwRi0

     

    Project : Knights

    Chapitre 5 : Contre-attaque

     

    Disclaimer : The picture does not belong to me, but to its rightful owner, I  use it to illustrate the work that belongs to me, that is the text. Therefore I do not intend to obtain money on another artist's work. Same goes with the music. 

    Credits :

     

    Art : "Greyhound" by GUWEIZ

    https://guweiz.deviantart.com/gallery/

    Music : Sinner by LiSA

    Text, scenation and original idea : _Robert_ "Rob"

     

    Résumé : Lors de leur trajet à travers les terres désolées, nos héros sont obligés de s'arrêter à la ville la plus proche, Suterios, qui n'est marqué sur aucune carte. Ils apprennent que la ville est attaqué et décident d'aller aider la garde de Suterios. Ils perdent leur chariot quand ils sont obligés de combattre un hybride dans la ville. Ils arrivent sur un grand mur, sur lequel ils découvrent la puissant armée de Suterios et de leur commandant, le Général Graham Sukov. Après une bataille acharnée, An parvient à assener un coup fatal à l'un de plus gros hybrides du groupe, ce qui fait fuir tous les autres hybrides. Considérés comme les sauveurs de la bataille du mur de Suterios, An et ses compagnons sont conviés à une fête en l'honneur de la victoire de l'humanité ce jour-là.

     

     

    La grande salle du palais de Suterios fourmillait d’activité. Le personnel était occupé à terminer les préparations pour le repas en l’honneur de la victoire des humains sur les hybrides ce jour-là. Au même moment, An et les autres se trouvaient dans la salle du chef.

    Depuis la chute du monde, le chef remplaçait toutes ces notions de “maire” ou “président” que cela soit dans les grandes villes ou les petits villages. Tous ces termes venaient de l’ancien monde...Leur rôle principal, à part commander les armées humaines, était de veiller à la cohésion générale. Le général Graham avait insisté pour qu'ils le rencontrent en personne. C'était un homme assez âgé, probablement la cinquantaine, des cheveux et une barbe grise recouvraient sa tête. Il s'appuyait sur une lame et une cicatrice longeait son front horizontalement et une autre, moins visible, couvrait une petite partie de sa joue gauche. À leur vue, il semblait se réjouir de les voir.

     

    «  - Bienvenue à vous, voyageurs. On m'a informé que vous avez participé à la bataille du Rempart.

     

    - Merci à vous de nous accueillir dans votre ville, nous sommes un peu dans la misère pour notre voyage. Notre chariot et nos provisions ne sont plus, dit An poliment, pour remercier l'homme.

     

    - La garde de Suterios est réputée dans la région pour n'avoir jamais laissé un hybride entrer dans la cité. Malheureusement, l'attaque qui a eu lieu aujourd'hui a prouvé que même la garde du rempart n'est pas invincible.

     

    -  Les attaques d'hybrides deviennent de plus en plus fortes au fil du temps. Nous sommes passés à côté d'une défaite cuisante, autant pour la cité que pour l'humanité, fit Akane, visiblement concernée par la conversation.

    • - Suterios est malheureusement peu connue bien qu’elle serve de réservoir de l’Humanité.

     

    -Réservoirs…  ? C’était la première fois qu’An entendait ce terme, mais il se rappela qu’il provenait d’un petit village et qu’il en était jamais sorti auparavant.

     

    - Un Réservoir de l'humanité, ou plus simplement, une ville relais, c'est un endroit important, là où l'on trouve des ressources, des provisions, des armes. Ce sont les points les plus accessibles pour se ravitailler. C'est aussi dans ce genre d'endroits où ont lieu des échanges commerciaux.

     

    - Ouais, c'est une métropole quoi… Compléta An

     

    - Oui, sauf que ce terme n'est plus vraiment valable de nos jours. Au vu des conditions matérielles, du nombre de personnes vivantes, etc.

     

    - Et dire que ça ne fait que quelques années que les hybrides sont apparus, fit An, un sentiment désagréable parcourant son corps.

     

    - Il semble que cette société idéale à laquelle l’humanité aspirait ne tenait qu’à un fil, compléta Arbein, frottant sa barbe.

     

    La société du 22ème siècle , tellement prometteuse qu'elle n'a pas tenue 50 ans face au mucus noir, plus rien d'excitant n'arrivait sur Terre quand elle atteignit son apogée. Tout semblait résolu, tous les problèmes que l'humanité avait connue jusque-là semblaient s’être évaporé en un claquement de doigt. Pourtant, il aura suffi d'une simple expérience, une simple erreur, et le monde idyllique des plus grands penseurs s'était écroulé comme un château de carte sur lequel on aurait soufflé avec un peu trop de force. An repensait à cela très souvent. Mais étrangement, il n’arrivait pas à se souvenir clairement de sa propre situation avant que la fin de leur monde ne survienne il y’a deux ans. Il n'avait presque aucun souvenir de sa famille, comme si tout ce qui était arrivé avant n'avait pas d'importance. Il ne se rappelait même plus des études qu'il faisait, à quoi il aspirait avant que tout cela n’arrive. Maintenant, il ne restait que le présent dans ce monde brutal, où les déchirements et les tragédies  étaient monnaie-courante. Le chef du village l'interpella, le tirant brutalement de ses pensées :

     

    - Au vu de ce qu'il vient de se passer, je suppose que vous devez avoir faim, comme le dit ce vieil adage qu’on entend tout le temps, un guerrier ne peut rien faire avec l’estomac vide , Fit l'homme, toujours appuyé sur son épée.

     

    - C'est vrai qu'un bon repas ne me ferait pas de mal, Hahaha. Ithen se passait la main sur le ventre, en rigolant, Le chef de la cité se mit à rire de bon coeur.

     

    - HAHAHA, c'est ça l’état d’esprit que j’aime, suivez-moi, nous allons dîner. Ah, mais je ne me suis pas présenté, je suis Arbein Sukov, chef de la ville de Suterios.

    • -Une seconde, vous êtes en train de nous dire que vous êtes .... commença Ithen

     

    - HAHAHA, oui je suis bien le père de la générale Sukov.

     

    - HEIN ? Firent les trois en même temps.

     

    - Père, je vous ai déjà dit d'éviter de donner ce genre d'informations privées devant des étrangers…

     

    - Roh, ça va, tu n'étais pas si coincée avant de te mettre en couple avec le général Graham.

     

    - Père je…  !

     

    Arbein se leva et fit signe aux trois autres de le suivre. An jeta un bref coup d'œil à Greila. Elle était comme qui dirait à mi-chemin entre la rage et l'embarras. Ils suivirent l'homme dans la salle. Ils entrèrent dans une pièce dans laquelle était exposé de nombreuses armes. Arbein se pencha sur une hache et passa sa main sur le plat de la lame. Il commença à marmonner :

     

    - Six mois de cela, quatorze hybrides tués… 10 mois, bataille assez ardue 20 hybrides tués.

     

    - Vous tuez autant d'hybrides seul en une seule bataille, c'est impressionnant, siffla An par derrière.

     

    - J'aurais aimé en tuer plus à chaque bataille, au moins je perdrais moins d'hommes… Répondit-il avec une pointe d'amertume dans la voix. Ces mots firent écho dans l'esprit d'An, et il revit se rejouer la scène durant laquelle il avait perdu non seulement son entraîneur, c'est-à-dire la seule personne qu'il considérait comme sa famille et son foyer. C'est à ce moment que la main d’Ithen sur son épaule le sortit de sa torpeur.

     

    - Hey An, ça va ? Tu étais ailleurs pendant un instant.

     

    - Ah...oui, ça doit juste être la fatigue, je vais bien.

     

    - Bien, maintenant que nous en avons fini ici, et si nous allions à la salle de réception pour fêter votre victoire, dit Arbein Sukov avec un geste de la main avant d'être pris d'une quinte de toux.

     

    Quand ils arrivèrent dans ladite salle, ils virent un grand nombre de ceux qu'ils avaient vu sur les murs assis à une grande table. Bien évidemment ils avaient tous l'air heureux de la victoire, si bien qu'An se demandait si la mort de leurs compagnons leur faisait encore quelque chose. Pourtant An, lui n’arrivait toujours pas à s'y faire, si bien que la mort de son compagnon et le regard de sa mère hantaient encore l'esprit du jeune guerrier. Arbein Sukov leva sa coupe en hurlant littéralement :

     

    - Mes chers compatriotes ! Aujourd'hui nous célébrons votre victoire et remercions ainsi ces trois personnes de leur coup de main plus que bienvenu dans ce conflit.

     

    Tous les soldats firent de mère et firent en chœur :

     

    -Longue vie à Suterios, longue vie à notre grand chef !

     

    La clameur qui grondait dans la salle était vraiment intense. C'est à ce moment que des cuisiniers et cuisinières entrèrent dans la salle, les bras chargés de plateau contenant des mets qui avaient l'air plus succulents les uns que les autres. Mais où avaient-ils trouvé toutes ces ressources ? Un réservoir avait-il vraiment la capacité de nourrir autant de bouches avec autant d’aliments ? Comment est-ce possible qu’une cité aussi grande que Suterios ne soit pas sur toutes les cartes.

    Toutes ces questions se bousculaient dans la tête d’An.

    Du coin de l’œil, il vit que Greila s’était assise proche d’eux. Il se risqua à lui poser une question; car sa curiosité était piquée au vif : 

     

    -Mademoiselle, enfin je veux dire madame Graham Sukov...si je puis me permettre, votre mari, le Genéral Graham...où se trouve-t-il en ce moment ?

     

    -Lui...il est parti dans  d’autres villages dans les régions voisines pour négocier, on a pas de nouvelles de lui dépuis un moment, pourtant d’habitude il envoie au moins un messager, répondit-elle en posant son verre.

     

    - Je vois. Ca fait longtemps qu’il est parti déjà ?

     

    - Deux semaines déjà, j’espère vraiment qu’il ne lui est rien arrivé.

     

    An cherchait une photo du général Graham pour se faire une idée de ce à quoi il pouvait ressembler, mais il se rappela que les photos çane serait pas trop possible vu l’époque dans laquelle il vivait.

    La conversation ne dura pas bien longtemps, le général se mit debout et leva son verre.

    La voix du chef Sukov se fit entendre  au-dessus du tumulte ambiant.

     

    -  Jeunes aventuriers, j’ai une proposition à vous faire. Nous venons à peine de remporter une importante victoire, cependant si nous voulons parfaire cette victoire, et par la même servir la cause humaine, nous devons détruire ce qu’il reste de l’ennemi. Accepteriez-vous  de mener un groupe de soldats jusqu’au repaire de ces hybrides afin de nous débarrasser des monstres restants. Bien entendu , je saurai vous récompenser si vous acceptez. Vous avez encore le temps de décider, je vous laisse réfléchir. Si vous acceptez  la position stratégique de Suterios sera sécurisée, et nous aurons une plus grande force de frappe pour abattre les hybrides qui pullulent sur Terre ;

     

    Les regards des trois aventuriers se croisèrent. Ils ne savaient que répondre. Ils n’avaient pas de réel objectif, la seule chose qu’ils savaient c’était qu’ils avançaient vers l’Est . C’était risqué mais en même temps c’était une opportunité d’augmenter les chances de survie de l’humanité.

    Il demanderait leur avis aux deux autres après le repas…. Des murmures et chuchotements inquiets d’autres soldats suivirent le discours d’Arbein. C’était compréhensible, ils venaient tout juste d’affronter de redoutables ennemis et pourtant, certains d’entre eux devaient encore risquer leur vie dans peu de temps.

    Un peu plus tard, ils eurent fini de manger et se retrouvaient dans la salle de stratégie d’Arbein. À côté de lui se trouvait un homme mince et aux pommettes saillantes. Il portait l’armure et avait une épée attachée à sa taille. Arbein se racla la gorge et dit :

     

    - An, je te présente Jikh, c’est un fin stratège, il saura vous guider jusqu’au nid.

     

    - J’ai une question avant de donner mon avis, dit An, D’après ce que j’ai vu, il y avait encore beaucoup d’hybrides à la fin de la bataille, ne serait-il pas suicidaire d’envoyer un groupe aussi réduit là-bas ?

     

    Arbein se retourna et se mit à caresser sa barbe, tic remarquable chez lui, qui témoignait de son âge mais aussi de son expérience.

     

    - Hm, si vous y alliez pour vous battre avec des épes , oui ça serait dangereux, mais à Suterios, nous possédons encore des éléments technologiques que l’on ne trouve nulle part ailleurs. En fait, nous possédons une charge explosive assez puissante pour raser ce nid en un coup, un vestige du siècle précédent mais toujours en état de fonctionnement. Ce qui fait que vous aurez juste à vous faufiler là bas la nuit, quand les hybrides sont le moins dangereux, poser cette bombe, et partir avant que le compte à rebours ne tombe à zéro, et la mission sera un total succès. Rien de bien compliqué pour des soldats entraînés comme vous.

     

    Qu’est-qui se  tramait dans la tête de ce quinquagénaire. Pour quelle raison était-il aussi pressé de lancer une contre-attaque, cela ne faisait même pas deux heures que la défense du mur avait eue lieu. Les soldats devaient être fatigués à l’heure qu’il était.Arbein avait l’air sincère, mais il semblait aussi fatigué cependant, car il s’était assis sur l’espèce de trône derrière lui en s’appuyant sur son épée comme sur une canne.

     

    - Alors jeunes gens, puis-je compter sur vous pour mener à bien cette mission? Demanda-t-il doucement.

     

    Cette fois, son ton fût vraiment solennel. Les trois échangèrent des regards interrogateurs l’un à l’autre, puis prirent finalement leur décision.

     

    - C’est d’accord, général Arbein, vous pouvez compter sur nous, répondit An.

    -Suterios nous a accueillis à bras ouverts, alors nous pensons qu’il est juste de vous aider une nouvelle fois, fit Ithen avant de mettre son bras autour des épaules d’An et d’Akane.

     

    - J’en suis vraiment heureux, je vous laisse donc avec Jikh discuter stratégie, moi je vais me retirer pour le moment.

     

    Il se leva et sortit de la pièce lentement. Jikh était toujours debout au même endroit. Quand son regard croisa celui d’An, il se mit à lui sourire.

    - Bien, fit-il en se penchant sur la table qui se trouvait au centre de la pièce. Il y avait une carte sur cette table. Jikh saisit un morceau de charbon et traça sur la carte un parcours et entoura la destination.

     

    - C’est à environ à trois heures d’ici vers le nord-est. Ça débouche sur une falaise.

     

    - Une falaise, répéta Akane, ce n’est pas dangereux si des hybrides nous attaquent ? Ils nous accuseront vers le bord de la falaise, ça serait du suicide.

     

    Jikh regarda Akane pendant un court instant, mais An avait eu une sensation désagréable, il avait ressenti une hostilité qui lui avait donné froid au dos. Etait-ce son imagination qui lui jouait des tours. Il décida de ne rien dire et de le laisser continuer. Il jeta un regard furtif autour de lui et vit qu’Ithen fronçait des sourcils.

     

    - Il n y a pas d’autres chemins pour atteindre le nid des hybrides, fit Jikh en posant son doigt en plein dessus. Ne vous en faites pas, nous connaissons la région, vous pouvez faire confiance à moi et à mes hommes. Vous avez d’autres questions ?

     

    Personne ne répondit, alors l’homme se redressa, ferma la carte et dit :

     

    - Bien.Je vais de ce pas rassembler mes hommes pour la mission, vous, tâchez de vous reposer un peu avant que nous partions, on se retrouve devant la porte Nord d’ici deux heures.

    Et ainsi le briefing fût terminé. An se trouvait dans sa chambre, assis sur son lit. Son équipement se trouvait au pied du lit. Alors qu’il réfléchissait, quelqu’un frappa à la porte.

    - Entrez, dit-il, les mains jointes, sans même lever la tête. Ithen apparut à la porte ;

     

    - Il faut qu’on discute tout de suite, c’est à propos de ce Jikh, il y a quelque chose dans son attitude qui ne me plait pas.

     

    - Assieds toi, ça sera plus simple.

     

    Ithen s’assit à côté d’An. Pendant quelques instants il resta à fixer le jeune chevalier. Enfin, il prit la parole.

     

    - An, ce Jikh , quelque chose cloche avec lui.

     

    - C’est bien ce que je pensais...répondit-il, à toi aussi il t’a paru bizarre ?

     

    - Ouais, c’est juste qu’il est trop souriant, mais pendant un bref instant, j’avais L’impression qu’il allait se jeter à la gorge d’Akane.

     

    - Il va falloir rester sur nos gardes, je pense qu’Arbein était vraiment sincère, par contre ce conseiller je le garde à l’oeil, fit Ithen en serrant le poing.

     

    Ils restèrent comme ça un moment, et Ithen finit par donner un léger coup de poing sur l’épaule d’An.

     

    - Ouch...que ? Fit An en regardant Ithen.

     

    - Bordel, je ne sais pas comment tu fais.

     

    - Comment ça ?

     

    - Tu m’acceptes parmi ton groupe alors que tu viens de massacrer mes camarades, et pourtant tu restes assis à côté de moi ? Comment ça se serait terminé si j’avais tenté d’attaquer ici et maintenant ?

     

    - Tu n’en as jamais eu l’intention... Disons que depuis que mon bras a changé, je ressens l’hostilité, mais ce Jikh, il cache beaucoup trop bien son jeu. Et puis...je te rappelle que c’est votre groupe qui nous a attaqué. Moi je ne voulais pas tuer des gens, mais j’ai dérapé...

     

    Ithen rigola tout seul, se leva, et partit les mains derrière la tête.

     

    - Hahaha, t’es vraiment incroyable comme type ! lâcha-t-il avant de s’éloigner. An le regarda en silence, encore plus pensif que jamais. Il avait l’étrange sentiment que cette soirée n’allait pas être de tout repos.

     

    Le temps fût enfin venu, et tous se retrouvèrent au point de rendez-vous. À l’horizon, le soleil commençait déjà à disparaître, laissant derrière lui un ciel rougeoyant. Greila et Arbein étaient venus à leur rencontre pour leur souhaiter bonne chance. Une fois qu’ils eurent terminés, l’expédition commença.

     

    Ils marchèrent longuement dans les plaines désertes des environs de Suterios. L’air nocturne était rafraîchissant, d’autant plus que la région où se trouvait Suterios avait des températures assez élevées la journée. Le groupe progressait à pied lentement mais sûrement. Un des hommes de main de Jikh portait un sac plus gros que les autres, celui-ci devait contenir la bombe. Bien assez vite, ils virent poindre à l’horizon une formation sombre et pointue. En effet le nid se trouvait dans une sorte de crevasse. Les soldats décidèrent d’installer un campement provisoire à proximité pour discuter à nouveau du Plan qu’ils s’étaient amusés à nommer “Opération : Fourmilière”. Jikh avait dit qu’il voulait parler à An en privé. Après qu’il eut aidé à l’établissement du camp, il se dirigea vers le bord de la falaise. Jikh se tenait déjà là-bas, et faisait des ronds comme s’il réfléchissait.

     

    - Vous vouliez me parler Jikh ?

     

    - Oui, je voulais savoir quel était votre projet si jamais nous parvenions à débarrasser le monde de ces immondes créatures ?

     

    - Moi ? Hm. Difficile à dire... Je n’y avais pas vraiment pensé. Disons que pour l’instant mon seul souhait c’est que le monde redevienne vivable pour les êtres humains.

     

    Pendant qu’il parlait, il se rapprochait du bord de la falaise pour regarder au loin.

    Ca va vous paraître fantaisiste, mais moi je crois en l’humanité malgré tout.

    An n’avait pas remarqué que Jikh s’était rapproché de lui doucement.

     

    Et vous Jikh, quels sont vos projets ?

     

    - Mh, fit-il en regardant au loin, mes projets ?

     

    - Avez vous des choses que vous aimeriez fa…

     

    Il ne put terminer sa phrase qu’une douleur aigüe le traversa. En baissant la tête, il se rendit compte qu’une lame sortait de sa poitrine, et que son sang commençait à couler sur le sol. Son corps commençait déjà à s’engourdir, et il fit un énorme effort pour tourner la tête et voir Jikh, souriant en tenant l’arme qui l’avait transpercé.

     

    - C’est simple… Il y a une chose que je veux faire à tout prix et cette chose c’est remplacer ce vieux croûton d’Arbein au commandement. Vous, vous êtes une gêne à ce projet, et par conséquent je me dois de me débarrasser de vous, spécialement de toi, Sero.

     

    - M...ais pourquoi vouloir remplacer le général...Sukov, il a l’air de faire un travail convenable.

    An avait des difficultés à parler, comme si tous ces muscles ne voulaient

     

    - Les gens l’aiment bien parce qu’il le trouve gentil, mais c’est justement ça sa faiblesse. C’est juste un vieil homme qui se fait des illusions. Un idéaliste, d’ailleurs tu lui ressembles, et ça me dégoûte un peu.

     

    - Jikh...espèce de...

     

    Il entendit des bruits de pas vers leur direction. Il distingua la voix d’Akane et Ithen.

     

    - Non n’approchez...p...

     

    Jikh se mit à glousser puis hurla ses ordres à ses soldats.

     

    - Immobilisez les !

     

    Les soldats se jetèrent alors sur Ithen et Akane. Pris au dépourvu, ils ne purent rien faire face aux soldats Suteri*. (*note : Suteris est le nom des habitants de Suterios. Un Suteri et une Suterie)

     

    - Jikh, espèce d’enflure, s’écria Ithen, je savais qu’on ne pouvait pas te faire confiance !

     

    Ithen se secouait comme un forcené, mais il ne parvenait à briser la poigne des soldats.

    L’intéressé se contenta d’ignorer la remarque d’Ithen et se retourna vers An. Elle devait sûrement être enduite de poison paralysant car ses jambes refusaient de lui obéir.

     

    - Je vais faire un coup d’État, je prendrais le pouvoir, et la guerre contre les hybrides connaîtra une nouvelle ère, déclara-t-il.

     

    - An !An ! Tu m’entends !? Réponds !

     

    -Qu’est-ce que vous lui avez fait ? Renchérit Ithen.

     

    -Je..bafouilla An, puisque même ses muscles buccaux ne parvenaient pas à se mouvoir correctement.

     

    Jikh retira alors son épée et donna un coup de pied à An pour le pousser vers le bord de la falaise. An retrouvant rapidement ses forces, il saisit alors du bord de la falaise, mais il ne pouvait tenir qu’avec un seul bras. Le second d’Arbein s’avança vers lui.

     

    -Jikh, tu vas le payer...si jamais j’arrive à sortir de là...je te jure que tu vas le regretter.

     

    - Content de t’avoir connu alors, fit-il en levant sa lame au-dessus de son épaule.

     

    L’instant d’après, d’un mouvement sec, son arme trancha l’air, sectionnant l’unique bras d’An accroché à la falaise. Ithen ne pût s’empêcher de laisser s’échapper un cri qui marqua sa surprise. Akane quant à elle, baissa les yeux en serrant les dents en marmonnant “sale monstre”

     

    - Jikh ! S’époumona An qui chuta brutalement dans le noir de la nuit. En quelques instants, il disparut.

     

    Jikh se débarassa du sang sur sa lame, qui par ailleurs semblait très sombre, voir presque noir. Il rengaina son épée et tourna le dos au bord de la falaise.

     

    - Bien, hâtons-nous nous, fit-il ; se retournant vers ses acolytes en adressant un regard cruel Aux deux autres, nous avons un chef à faire tomber.

     

    - Tss, foutaises, éructa Ithen, et avec quelle armée tu vas prendre le contrôle de Suterios hein ? Je ne veux pas me foutre de toi, mais de ce que j’ai vu, les soldats de Suterios sont plutôt forts.

    Quand il entendit cette remarque, Jikh se mit à ricaner, la main sur les yeux, avant de lancer un regard froid à l’ancien brigand.

     

    - Mais enfin voyons vermine, tu croyais vraiment que j’aurais tenté ce coup non préparé ? Nombreux sont ceux qui ont adopté mon point de vue ! Ne vois-tu donc pas plus loin que le bout de ton nom, toi qui avant était un bandit de grand chemin.

     

    - Comment est-ce que vous savez ça vous, fit-il, étonné.

     

    - Mais c’est simple pourtant. Ton nom et ton groupe étiez connus, il y avait une prime sur vos têtes, mais des gens ont dit que soudainement vous aviez disparus. Je ne sais pas comment vous vous êtes faits avoir, mais ça me fait bien rire qu’Arbein n’est pas décidé de te mettre en prison.

     

    Ithen baissa alors les yeux, qui avaient soudainement l’air vides. Akane le contempla un bref instant avant de lever les yeux vers Jikh.

     

    - Pourquoi vous ne nous tuez pas aussi ? Pourquoi seulement An ?

     

    - Lui ? Il était bien trop dangereux, alors que vous je peux vous utiliser pour faire chanter ce bon vieux Sukov. Il ne peut pas laisser des gens innocents se faire tuer à sa place.

     

    Akane et Ithen furent attachés. Ithen ne dit plus un mot alors que le groupe de soldats se préparait pour repartir en direction de Suterios. Quand ils furent prêts à lever le camp, Jikh ordonna à ses hommes de main d’activer le compteur de la charge explosive et de l’envoyer dans le trou où il avait jeté An juste avant. Le groupe commença son retour vers la grande cité.

     

    à suivre dans le chapitre 6 : Coup d’état...

     


  • Commentaires

    1
    Dimanche 17 Décembre 2017 à 01:07
    Salut Rob ! Tu vas bien ? Je suis toujours contente de voir que tu continues tes textes ;)
    Comme d'habitude, c'est bien écrit ;) J'aime bien où tu nous emmène et on s'imagine bien les choses ainsi que l'atmosphère. En vrai, il n'y a pas une tonne de description, mais il y a la description nécessaire pour avoir l'atmosphère et c'est ce qui compte !
    J'ai eu quelques problèmes avec les noms parce que même si je me souvenais de l'histoire, ce n'est pas la même chose pour les noms dès personnages… (d'ailleurs il n'y a pas un problème avec la famille Sukov? Qui est le père de qui ?)
    Je suis sure qu'An n'est pas mort. ^^ Ça sert à rien de faire durer le suspense vu que pour moi y en a pas ! La vrai question, c'est de quelle manière spectaculaire il vas réapparaitre ?;)
    Une dernière chose : je pense qu'il y a un problème avec tes transitions, elles ne sont pas assez marqués. Peut être que tu devrais rajouter une ou deux phrases en plus lorsque tu changes de décors ?
      • Dimanche 17 Décembre 2017 à 01:19

        Salut ! Oui moi ça va bien et toi ? Bien sûr que je continue mes textes, il faut juste du temps, chose que je n'ai pas tout le temps malheureusement. C'est vrai que je ne suis pas quelqu'un qui fait de très longues descriptions, parce que je préfère l'action (mêmême si en soi, il m'arrive d'en faire d'assez longues, surtout dans Another) En ce qui concerne la famille Sukov, Arbein Sukov (le chef de la ville de Suterios) est le père de Greila Graham Sukov, une des générales de l'armée, qui s'est fiancé avec le général Graham (d'où le fait qu'elle ai deux noms de famille) 


        Haha, on ne peut pas te la faire à toi je crois, c'est évident que le personnage principal ne pourrait pas mourir en seulement 5 chapitres, mais la vraie intrigue c'est commenct va t-il s'en sortir maintenant.


        Je travaillerais sur les transitions pour les prochains chapitres, je ferais de mon mieux ^^

      • Dimanche 17 Décembre 2017 à 10:29
        Je vais bien aussi ! :) Je te comprend totalement! Moi aussi il faut que je trouve le temps et la volonté ! (Je crois que c'est le plus dur !)
        Ah Graham c'est un nom de famille !! Je croyais que c'était un prénom, c'est pour ça que je ne comprenais pas tout !
        Oui, je me demande comment il va s'en sortir…
        Super ! :)
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